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Un peu d'Histoire

Historique de la médiathèque

A l'origine, 700 livres épars, dans les greniers de la ville et dans une salle du collège, constituaient  le premier fonds. Ceux-ci furent rassemblés, ils provenaient vraisemblablement de la confiscation des biens des abbayes de Falaise à la révolution.

Instrument indispensable pour le progrès intellectuel de la ville, la bibliothèque fut créée au début du XIXe siècle. Si la bibliothèque actuelle, devenue médiathèque, est un lieu de lecture, de culture, de rencontres et d’animations, c’est grâce à la contribution de personnalités successives qui ont œuvré pour son développement et son rayonnement. De la bibliothèque à la médiathèque du Pays de Falaise, nous vous proposons de découvrir ces acteurs  historiques.

Les Précurseurs

JEAN-FREDERIC GALERON

« Fondateur et bienfaiteur »

en 1794 à L'Aigle - mort à Falaise en 1838

Jeune, Jean Frédéric Galeron effectue ses études au collège de Falaise, avant de quitter temporairement la ville.

Après des études de médecine, puis de droit, il revint à Falaise en tant que substitut au procureur du roi en 1822 ; puis en 1830, comme procureur du roi.Ses activités professionnelles n'occupèrent qu'une faible part de son temps. Il fut surtout le véritable fondateur de la bibliothèque et l'artisan de son essor.

Certes, nous devons la création de la bibliothèque de Falaise à Félix Brunet en 1821, mais dès sa nomination à la tête de cet établissement par le maire De Labbey en 1825, Frédéric Galeron ne cessera d'œuvrer pour son développement.

Il imagina de faire cotiser les lecteurs pour acheter des livres anciens et nouveaux. (12 francs par an). Cent à cent vingt sociétaires répondirent à son appel. Grâce à ce mode de fonctionnement, la bibliothèque va compter jusqu'à 7000 ouvrages (5000 imprimés).

D'après « la notice biographique » de Julien Travers sur Galeron : « Il ne lui manque rien d'important sur l'histoire de France ».

Aux livres, il ajouta des collections de médailles et d'armes, créant ainsi un véritable musée. Cet infatigable érudit, doué d'une vitalité extraordinaire, fut aussi le fondateur du « Journal de Falaise » dont il fut le seul rédacteur pendant près de 8 ans.

Notons aussi son action en faveur de l'enseignement. Il fut le fondateur de l'école mutuelle. Et surtout, il est l’auteur en 1823 de  «la Statistique de l'arrondissement de Falaise », ouvrage important et encore fort consulté aujourd’hui pour ses descriptions des communes de l’arrondissement de Falaise.

 « Il n'a respiré que pour Falaise », souligne Julien Travers dans sa « notice biographie sur Galeron ». Preuve en est son testament en faveur de sa chère bibliothèque. Il lègue tous ses objets d'antiquité, ses autographes de Voltaire, ainsi que de nombreux ouvrages...Cet infatigable savant répétait qu'il voulait mourir sur la brèche. A 44 ans la maladie allait le rattraper.

 

  Jean-Frédéric Galeron et la Bibliothèque municipale, par M. Féret bibliothécaire

La Bibliothèque Municipale fut fondée vers 1820. Une salle de l'Hôtel de Ville lui fut affectée et cette installation, qui ne devait être que provisoire, dura plus d'un siècle.

En 1821 et 1822, M. BRUNET le Jeune (Félix) fut chargé de rassembler 700 volumes, à peu près, qui se trouvaient épars dans les greniers de l'Hôtel de Ville et dans une des salles du Collège. Ces livres devinrent le noyau de la Bibliothèque ; ils traitaient presque tous de matières théologiques.

En 1823, M. BRUNET quitta Falaise et fut remplacé par Frédéric GALERON, remarquable érudit, alors Procureur du Roi à Falaise.

La ville qui n'avait accordé aucune somme jusque-là pour achats d'ouvrages, commença à voter chaque année, pour cet objet, 4 à 500 francs (Or !). Les classiques furent acquis d'abord, ainsi que quelques livres d'histoire.

Ils étaient toutefois en trop petit nombre, dans les premiers temps, pour que l'on put songer à admettre le public dans l'établissement. Alors, en 1825, M. de LABBEY, Maire et le bibliothécaire, ouvrirent une souscription pour fonder une bibliothèque d'ouvrages nouveaux qui seraient donnés en lecture aux abonnés.

Cette institution, qui devait durer une dizaine d'années, obtint un plein succès. Quatre-vingts souscripteurs se présentèrent dès la première année et, en 1830, il n'y en avait pas moins de 125, versant chacun 12 francs pour leur abonnement annuel. La Bibliothèque comptait ainsi plus de 7 600 francs obtenus des habitants de la ville et 14 à 1 500 volumes in-8° furent achetés par ce seul moyen.

Des particuliers voulurent, de plus, concourir, par des dons spéciaux, à la fondation de la Bibliothèque et, tant en journaux , revues, brochures, qu'en livres de littérature ou de science, on peut évaluer leurs cadeaux divers à près de 400 volumes.

Le Gouvernement avait donné, de son côté, 250 volumes environ, parmi lesquels se trouvaient des ouvrages du plus grand prix.

Au terme de la douzième année de la fondation, M, GALERON pouvait écrire : « Jamais succès ne fut plus facile à constater que celui de cet établissement …

« Ainsi les 12 premières années ont donné 1 249 abonnements et produit 14 976 francs, Près de 300 volumes ont été acquis au moyen de cette somme. De son côté, la ville a acheté ou rassemblé 2 000 volumes environ et le Gouvernement, ainsi que les particuliers, peuvent en avoir donné un mille. Voilà 6 000 volumes rassemblés, en 12 années, dans une ville qui n'avait aucun fonds de Bibliothèque publique. Et ces 6 000 volumes sont des livres de science et de littérature convenant à notre époque. Dans le nombre, il s'en trouve de très importants. On y voit ce que notre siècle a produit de plus beau, de plus grand, de plus utile. En un mot, cette Bibliothèque, vraiment choisie, peut être citée comme un modèle de ce qui convient, en ce genre, à une ville telle que la nôtre. »

La Bibliothèque Municipale devait beaucoup, en fait, à l'esprit méthodique et précis de ce savant authentique que fut M, GALERON, auteur de nombreux ouvrages historiques (entre autres la fameuse «  Statistique de l'arrondissement de Falaise »), dont, à la société des Antiquaires de Normandie, l'historien et homme d'État M, GUIZOT résuma l'éloge funèbre par ces mots : «M, GALERON nous manque et nous manquera toujours ».

M,GALERON avait fondé également le Musée de Falaise, pour lequel il réunit quelques tableaux et fit les principaux frais d'achat d'une riche collection de médailles.

Il fut remplacé à la tête de la Bibliothèque Municipale – qui comptait alors 3 bibliothécaires – par un autre savant, le naturaliste Alphonse de BREBISSON.

L'éclatant succès de la Bibliothèque Municipale ne devait jamais se démentir et, en 1933, celle-ci comptait environ 20 000 volumes, ce qui était un beau chiffre comparé à celui des bibliothèques d'autres villes, beaucoup plus peuplées. Mais les salles de l'Hôtel de Ville étaient devenues insuffisantes et vint un jour où la Municipalité dut envisager d'attribuer à la Bibliothèque un autre local.

Une occasion unique se présenta et M. Pierre BRUYANT l'a raconté ainsi dans l'Echo de Falaise : « La vacance de la sous-préfecture laissait libre un vieil Hôtel de la fin du règne de Louis XIII, situé rue de l'Amiral Courbet, précédé d'une grille monumentale et d'une cour d'honneur, où autrefois évoluaient les carrosses, aujourd'hui transformée en jardin. Il eût été difficile de trouver à Falaise un cadre convenant mieux à la paisible cité des livres, au milieu de la vieille cité normande…

« Il faut donc, avant tout, rendre hommage à la Municipalité et aux Conseillers Municipaux, qui n'ont rien négligé, depuis 1933, pour installer la bibliothèque d'une manière parfaite, dans un bâtiment digne d'elle ».

C'est dans ce vieil hôtel « au charme mélancolique », que disparut entièrement la bibliothèque municipale au cours des bombardements et de l'incendie de la ville en 1944. D'aucuns évoquent encore un manuscrit sur parchemins du Roman de la Rose, avec lettres ornées, datant du XVè siècle ( vers 1423 ), d'après Ernest LANGLOIS, ou un livre d'heures du Xvè siècle, voire encore le « GUNTHERI POETAE CLARISSIMI, SEU OPUS DE REBUS GESTIS IMP . CAESARIS FREDERECI I, etc.» (livre imprimé en 1531, avec une page en couleur rappelant les enluminures des manuscrits et dont la reliure était de 1581). Que de trésors furent anéantis ce jour-là !

Il revenait à un autre savant, Mr le docteur DORANLO, dont certains travaux archéologique font toujours autorité, de faire revivre la bibliothèque municipale. Il y consacra son savoir, qui était grand, ses relations qui étaient nombreuses et une énergie peu communes.

En très peu d'années, d'abord chez lui, puis dans l'Infirmerie de la caserne, grâce aux dons nombreux qu'il sut obtenir, aussi bien de ses Collègues que de particuliers, du Ministère de l'Éducation Nationale ou d'organisations étrangères, il recueillit plusieurs milliers de livres pour lesquels il établi un fichier minutieux et précis. Il y consacra ses dernières forces et mourra bibliothécaire. Sa contribution à la renaissance de la Bibliothèque Municipale fut d'une importance capitale et méritait un hommage particulier.

Aujourd'hui, la bibliothèque municipale conserve toujours ce patrimoine, dont quelques incunables et un manuscrit du XVIIIè siècle sur la Dauphinade de la Guibrayade.

Ainsi, selon le vœu de M, Galeron, « La ville voit se former une institution dont elle retirera plus tard de très grands avantages... Toutes les classes viendront y puiser des connaissances utiles ; la jeunesse y trouvera de solides instructions et l'âge mûr de nobles délassements »

D'autres part, la réinstallation prochaine de la bibliothèque dans son local définitif qui doit lui permettre de jouer pleinement le rôle culturel qui est le sien.

La municipalité a décidé, en effet, de l'aménager dans l'ancien Hôtel-Dieu, Devenu École Carnot jusqu'à la dernière guerre, puis récemment par la construction du nouveau palais de justice. Dans ce bâtiment historique, seront agencées non seulement les salles de lecture, les réserves de livres et collections, mais aussi les pièces nécessaires aux différentes activités artistiques et socio-éducatives qui permettront d'en faire un véritable foyer de culture,


LOUIS-ALPHONSE DE BREBISSON

« Voir et Savoir »
Né à Falaise en 1798 - mort en 1872

Louis-Alphonse De Brébisson était une personnalité falaisienne bien connue, notamment pour ses travaux de naturaliste et de  photographe. Le moins que l’on puisse écrire est qu’il est un savant aux multiples facettes : poète, comédien, peintre, enseignant statisticien, président pour l’érection de la statue de Guillaume le Conquérant, conseiller municipal et général… Il préside aux destinées de multiples sociétés et savantes qui animaient la vie culturelle de la région.

Dès 1839, il s'intéresse à la photographie et se révèle être un pionnier de cet art naissant en Normandie. Il contribue ainsi à le perfectionner par ses nombreuses expérimentations et publications en la matière.

Il participe à l'Exposition Universelle de Londres en 1862. Issu de la tradition humaniste,  Louis-Alphonse De Brébisson n'est pas un savant solitaire. Il participe à l’animation culturelle de la ville et n’hésite pas à prendre des responsabilités. Il collabore à la rédaction de l'ouvrage «  Statistique de l'arrondissement de Falaise ». Aussi, à la mort de Frédéric Galeron remplaça-t-il, celui-ci à la tête de la bibliothèque.

A partir de cette époque, la bibliothèque,  qui occupait une salle de l'Hôtel de Ville, continue à  être dotée de nouveaux ouvrages. En 1933, elle comptait 20 000 volumes. En 1935, elle emménage dans les locaux de l’ancienne sous-préfecture, rue Amiral Courbet.

On sait peu de choses pour la période entre 1872 et 1930, durant laquelle la bibliothèque semble ne pas avoir connu de grands développements ni de fortes personnalités.

 

ROBERT DORANLO 

«  L'artisan de la reconstruction »
Né en 1875-1958 

En tant qu'archéologue, le docteur Robert Doranlo jouissait d'une notoriété nationale. Homme ouvert, il souhaitait promouvoir la culture de sa ville. Ainsi, il n'est pas surprenant de le retrouver à la tête de la bibliothèque.

Dans un article, Jean Féret, le bibliothécaire de la ville évoque le docteur Doranlo «  Je n'ai pratiquement pas connu mon prédécesseur mais ce que je sais c'est le travail admirable qu'il a réalisé », propos extrait d’un article des  « Nouvelles de Falaise » (3 septembre 1959). Nommé bibliothécaire en 1940, il fit bénéficier de ses grandes connaissances sur la préhistoire et l'histoire. La guerre allait anéantir le travail de Robert Doranlo et de ses prédécesseurs. Le 7 juin 1944, les précieux volumes de la bibliothèque municipale de Falaise sont la proie des flammes.

Au lendemain de la guerre, ne cédant pas au découragement, le docteur Doranlo, alors âgé de 70 ans,  se remet au travail. Grâce à son énergie et son renom, il rebâtit la bibliothèque en obtenant, au titre de dommages de guerre, des dons de l’Etat (du Centre National du Livre), du séminaire de Laval et de quelques particuliers. Il a aussi reçu des dons et ouvrages de ses collègues « non sinistrés. ».

Le 30 juin 1949, son formidable travail est salué par le Directeur Général des bibliothèques de France, par un courrier au maire de Falaise.

« Je vous serais obligé d'adresser au docteur Doranlo, votre bibliothécaire, le témoignage de ma satisfaction pour le travail considérable qu'il a fourni pour obtenir des dons et mettre en valeur les ouvrages qui lui sont confiés »

La transition

JEAN FERET 

Ce secrétaire général à la mairie de Falaise est un homme cultivé, membre de la Société des Antiquaires de Falaise. C'est lui qui va succéder à Robert Doranlo. Il est officiellement nommé en juillet 1958. Mr Nicolas le maire de la ville salue la qualité de son travail lors d’un conseil municipal

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